11 SEPTEMBRE... 1973

Publié le par la Rédaction

          Aujourd'hui, cela fait onze ans. Onze ans que, le 11 Septembre 2001, plusieurs avions détournés par l'organisation Al-Quaïda attaquaient - ou tentaient d'attaquer - le sol américain. Depuis cette date, chaque année, les médias nous rappellent cet évènement tragique, lors duquel environ 3000 innocents trouvèrent la mort.

          Mais la mémoire est parfois sélective, car ce dont les médias parlent moins, c'est du 11 Septembre 1973. Ce jour-là, le gouvernement de Salvador Allende (Chili) était renversé par un coup d'Etat militaire mené par Gustavo Leigh, José Toribio Merino, César Mendoza et (surtout) Augusto Pinochet.

 

                    "Une révolution par les voies légales"

          Elu en 1970, Salvador Allende a tenté, pendant qu'il était au pouvoir, de mettre en place "une révolution par les voies légales", devant se concrétiser par la nationalisation de grandes entreprises et l'expropriation des grands propriétaires terriens. L'application de ces réformes met en position difficile les classes dominantes et une partie de la petite-bourgeoisie. Des manifestations et des grèves contre le gouvernement éclatent... très souvent financées par la CIA (services secrets états-uniens) ou ses alliés sur place (Parti National, fascisant, chilien), telle que la grève du secteur des transports, qui aggrave encore un peu plus la situation économique: Selon l'historienne Verónica Valdivia Ortiz de Zárate, "l'opposition cherche à miner l'autorité présidentielle, à générer un contexte de chaos économique". (1)

 

                    Les prémices

          En juin 1973, une tentative de coup d'Etat échoue... presque. Le coup d'Etat en lui-même est défait mais Allende chili-1973-4.jpgest contraint de faire entrer de hauts responsables militaires au gouvernement (août). Ceux-ci démissionnent dans les jours qui suivent. Quelques temps avant, une nouvelle grève dans le secteur des transports (les camionneurs, en grève, touchent quand-même leur salaire... versé par la CIA) paralyse le pays. Pendant ce temps, l'UR"S"S (à l'époque, elle est déjà revenue au capitalisme) décide de ne pas apporter un soutien important au gouvernement d'Allende, trop réformiste et donc pas réellement révolutionnaire. Cependant, les communistes chiliens continueront d'être soutenus et informés, notamment par les agents du KGB, appelant ainsi au soulèvement dès le jour du coup d'Etat. 

 

                    chili-1973-2.jpgLe coup d'Etat

          Le 9 Septembre 1973, les putschistes (chefs des armées de terre, de mer et de l'air, mais aussi chef de la police nationale) fixent la date du coup d'Etat à deux jours plus tard. Le 11 Septembre, à 6h du matin, une opération militaire est menée dans tout le pays pour en prendre le contrôle. Le palais présidentiel est attaqué. On retrouve Allende mort. Plusieurs partis soutiennent le renversement du gouvernement d'Allende. Deux jour plus tard, les partis politiques - y compris ceux ayant acclamé le coup d'Etat - sont interdits. Le parlement est dissout. Les syndicats sont interdits. La liberté de la presse est abolie. Les stades de Santiago (capitale) sont transformés en Vel' d'Hiv': les opposants au coup d'Etat y sont rassemblés pour y être torturés et assassinés.

                    En 1990 s'achève ladite "transition démocratique" (comme en Espagne...) qui marque la fin de la dictature ouvertement fasciste et le début d'une démocratie bourgeoise.

 


                     Les leçons à tirer de ces évènements sont les mêmes que celles que Karl Marx tira de la Commune de Paris et que Mao Zedong formula ainsi: "La révolution n'est pas un dîner de gala ; elle ne se fait pas comme une œuvre littéraire, un dessin ou une broderie ; elle ne peut s'accomplir avec autant d'élégance, de tranquillité et de délicatesse, ou avec autant de douceur, d'amabilité, de courtoisie, de retenue et de générosité d'âme. La révolution, c'est un soulèvement, un acte de violence par lequel une classe en renverse une autre." C'est à dire que la révolution que voulait Allende était impossible car légaliste. Si la classe travailleuse désire réellement s'émanciper de la dictature (tendre ou violente) de la classe exploiteuse, elle doit la vaincre sans concession, sans pitié car - on l'a bien vu tout au long de l'histoire, par exemple au Chili - la bourgeoisie ne fera preuve d'aucune pitié afin d'appliquer et d'assurer sa domination sans partage.

 

 

 

 

(1) Verónica Valdivia Ortiz de Zárate, "Construction du pouvoir et régime militaire sous Augusto Pinochet", Vingtième siècle. Revue histoire, no 105, janvier-mars 2010, p. 94.

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Publié dans Anti fascisme

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P
t'as trop raison quoi en plus c'est une manipulation médiato-fasciste des américains. ils sont faits eux même leur attentat contre eux. Il faut détruire tous !!! vive les landes libre !
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J
Mais pourquoi ne t'organises tu pas dans une organisation communiste, où est-ce déjà le cas?
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L
<br /> <br /> Ca sent le militant déjà organisé!  Dans quelle organisation te trouves-tu? Des suggestions d'organisations où la Rédaction pourrait accepter de s'intégrer?<br /> <br /> <br /> <br />